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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:43

Marseille, 10 novembre 1891. 

 

Rimbaud va mal. Il s’est fait amputer la jambe droite, pour que cette tumeur cancéreuse ne gagne pas du terrain. Mais sa sœur, Isabelle, est là pour le soutenir et donner des nouvelles à leur mère, Vitalie, restée au fin fond du monde à Roche, dans les Ardennes. Le poète ne se remet pas et meurt dans les bras de sa petite sœur. Sur order de sa mere, son corps est rapatrié aussitôt pour que son inhumation se fasse au cimetière de Charleville. Rimbaud, lui, aurait voulu être enterré au bord de la Mer Rouge .

 

Charleville-Mézières (Ardennes), 14 novembre 1891.

 

Deux femmes en noir vont chercher le curé de la paroisse, Père Gillet, pour commander un enterrement express. Le prêtre hésite mais on ne refuse rien à Mme Rimbaud-Cuif. Il accepte donc et propose de prévenir des connaissances de catéchisme, qu’Arthur a connu plus jeune.  Vitalie refuse catégoriquement.   Il ne sera publié aucun faire-part dans la journal local; Vitalie veut que les obsèques se deroulent dans la plus stricte intimité. Même le frère aîné d’Arthur, Frédéric, n’est pas convié à ce triste événement.

 

Un service de première ordre est mis en place: volées de cloches dignes d’un président de la république, cinq chantres, huit enfants de chœur, vingt orphelins, tout cela pour seulement deux dames en noir.

 

Le dernier voyage de Rimbaud, qui le mènera au cimetière historique Charles Boutet, se fera sous la forme d’une procession qui traversera toute la ville, pour le deposer dans le caveau familial, où repose déjà son grand-père et sa soeur Vitalie décédée à l'âge de 17 ans. Isabelle l’y rejoindra jamais elle sera inhumé à Neuilly, Fréderic, lui est bannie du paradis.

 


Cimetière Boutet, de nos jours.

 

La ferveur pour Rimbaud est encore au goût du jour.  Rimbaud est connu du Japon jusqu’au Etats-Unis en passant par le continent africain. Le chef-lieu des Ardennes françaises n’échappe pas à la règle: le cimetière historique est parfois témoin de « fans » (presque fanatiques) du poète qui clamait « La liberté libre ». C’est surtout durant la période estivale que des centaines de personnes viennent rendre hommage à l’auteur de ’Une saison en enfer’.

 

Des fans, assez jeunes, raconte le gardien, sont venus faire un feu de camp devant la tombe blanche en chantant les poèmes de Rimbaud, racontant leur mal-être, leurs problèmes.  Bien sur le cimetière est fermé la nuit.  Mais un mur est toujours facile à escalader!. Un jour le gardien dut appeler la police municipale pour chasser des fans Bataves !!!!!.

 

Il se raconte aussi qu’une autre personnalité, mondialement connue, a eu une petite explication avec les forces de l’Ordre.  En 2004, Patti Smith, rockeuse de son état, etait venue fêter les 150 ans de la naissance du poète, et avait fait brûler de l’encens sur la tombe blanche de Rimbaud.  Cette grande fan d’Arthur Rimbaud avait réalisé son rêve.

 

Patrick Poivre d’Arvor, autre personnalité bien connue, a fait pendant un moment, chaque année, un pèlerinage sur la tombe de Rimbaud pour commémorer le poète et sa poésie immortelle.

 

Il existe bien sûr des fans plus « modérés » qui viennent fleurir sa tombe, mettre une prière, dire un poème, une pensée… Ces fans sont comme même plus nombreux meme si l’on frôle l’hystérie par moments !

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Published by Julien du 08000 - dans Rimbaud et sa ville
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commentaires

GINIES PATRICK 10/06/2013 16:52


un tel etre humain , une telle oeuvre , une telle destinée , ne peuvent pas laisser indifférent !


Nature , berce-le chaudement !

Raphaël Zacharie de IZARRA 17/04/2010 01:17



PHOTO DE RIMBAUD : JE SUIS L'AUTEUR DE CETTE NOUVELLE MYSTIFICATION


 


Je constate que certains journalistes sont plus avisés que d'autres. J'ai eu l'heureuse surprise de dénicher un article de Jacques Quentin http://fauxrimbaud.blogspot.com/ qui parle de moi avec grande lucidité... Je trouve
fort flatteur qu'un journaliste (de province) un peu plus futé que les autres ait l'audace d'avancer une thèse fort pertinente à propos de cette nouvelle "découverte", à savoir que je serais
l'auteur d'une énième farce médiatique à base d'Arthur ... Il faut dire que ce Jacques Quentin connaît bien son gibier : c'est à ma connaissance le seul qui a dénoncé en toutes lettres et sans la
moindre ambigüité l'énorme plaisanterie izarrienne au sujet du "Rêve de Bismarck". C'était en avril 2008. 


 


Cette fois je n'ai même pas eu besoin d'aller répandre des alarmes sur la toile en expliquant que je suis effectivement l'auteur d'un nouveau coup monté concernant cette photo : ce
journaliste provincial à la tête froide s'en est chargé à ma place... C'est dire la profondeur de ses intuitions ! Il est vrai qu'il connaît bien son cher IZARRA, mystificateur obsessionnel à but
strictement égocentrique : il ne me fait aucun cadeau quand il s'agit de me disséquer de sa plume tranchante comme la vérité, me sachant sur ce point aussi avare de pincettes à l'égard des
exégètes crédules que je m'amuse à faire braire avec mes espiègleries rimbalesques de qualité quasi professionnelle répandues à grande échelle médiatique...


 


Mes détracteurs apprécieront.


 


Raphaël Zacharie de IZARRA


 


=======


 



L'article de Jacques Quentin à mon sujet :


 


LES DESSOUS DE LA PHOTO DE RIMBAUD : IZARRIMBAUD ?



 




Elle lui ressemblait comme une fille peut ressembler à son père.


 


Avec la bonne foi, la sincérité de son âme entière, de son coeur franc (fatalement lucides), le public ne s'y était pas trompé. La France était convaincue !


 


Sauf que les tests ADN avaient rendu leur verdict, pétrifiant : désaccord génétique total et définitif entre la fille et son prétendu géniteur.


 


La douche froide.


 



Qui ne se souvient pas de cette douloureuse affaire Aurore Drossard, fille imaginaire de Montand ? La leçon, authentique cas d'école, doit nous inciter à adopter à l'avenir la plus
extrême prudence dans ce genre d'information où la subjectivité peut brouiller les pistes les mieux balisées.


 


Or, avec le dernier avatar concernant Rimbaud, nous sommes dans un processus médiatico-hystérique exactement inverse : cette fois ce sont les "spécialistes" qui, enivrés de doctes
fumées, se sont eux-mêmes convaincus. Et de quoi donc me demanderez-vous ? Du pire : la mine patibulaire d'un Rimbaud aux antipodes de sa légende esthétique.


 


La pilule à du mal à passer chez les vrais-faux admirateurs du poète de Charleville qui, avec ce bon sens inné caractérisant les profanes et les ignorants, doutent.


 


La découverte de la photo date de deux ans. Troublant : à la même époque un certain Izarra criait à qui voulait l'entendre -et nul ne semblait vouloir prêter
sérieusement l'oreille à ses élucubrations- qu'il était l'auteur du "Rêve de Bismarck", un autre inestimable trésor rimbaldien sauvé des rebuts d'un bouquiniste de
Charleville-Mézières. Décidément, le hasard facilite bien des choses dans l'environnement de cet énigmatique Izarra...


 


Mais revenons à la tête de Rimbaud. Les spécialistes dont le fameux Jean-Jacques Lefrère se sont basés sur quatre de ses photos (plus ou moins nettes) déjà connues et
reconnues pour établir un nouveau dogme avec cette vertigineuse certitude propres aux exégètes de leur niveau, élevés au pain blanchit. La farine universitaire a
d'incontestables vertus de salubrité intellectuelle... Bref, c'est avec la même conviction, pour ne pas dire la même ferveur que le "Rêve de Bismarck" fut décrété authentique.


 


Rien n'est plus ressemblant à un portrait qu'un autre portrait, pour peu que le coeur s'emballe. On s'interrogera sur les méthodes employées par ces
imprudents spécialistes cherchant à faire passer à la postérité le visage d'un parfait anonyme confondu avec Rimbaud sous le prétexte d'une enseigne d'hôtel en guise de
(fausse) piste aux stars du Parnasse, de chasse aux mythes... Bertillonnage ? Identification judiciaire ? Tests ADN ? Les rieurs riront.


 


Les convictions pour le moins subjectives -autant dire hautement fantaisistes- de Jean-Jacques Lefrère et ses disciples sont une bonne gifle pour nous rappeler qu'à
travers ce genre de révélation sensationnelle pleine de flou artistique lié à l'univers de Rimbaud, un Izarra peut toujours en cacher un autre.


 


Les érudits échaudés ajouteront : aujourd'hui plus qu'hier.


 


Méfiance donc.


 


Jacques Quentin


jacquesquentin@hotmail.fr


 


ARTICLE ORIGINAL : http://fauxrimbaud.blogspot.com/


 


Lire aussi "Rimbaud et ses faux embrouillages" : http://fauxrimbaud.blogspot.com/2008/11/rimbaud-et-ses-faux-embrouillages.html






Raphaël Zacharie de IZARRA 29/01/2010 01:34



INTERVIEW PAR UNE JOURNALISTE DU "POINT"


- Raphaël Zacharie de IZARRA, sur le web vous êtes connu depuis quelques années pour vos célèbres impostures littéraires. Votre plus beau "succès" si je puis
dire est la récente affaire du faux Rimbaud ("Le rêve de Bismarck"). Même le spécialiste Jean-Jacques Lefrère s’est laissé entraîné bien malgré lui dans cette farce sophistiquée qui à ce
jour encore passe pour un document authentique auprès de ceux qui "savent" !


Vous irritez et amusez le sérail de la blogosphère rimbaldienne mais laissez indifférent la plupart des (vrais) spécialistes qui vous prennent pour
un hurluberlu, quand ils ne vous ignorent tout simplement pas. N’étant guère pris au sérieux par ces derniers, paradoxalement c’est ce qui fait votre force : vous avez su avec grande
subtilité (et presque honteusement) tirer profit des suspicions nées autour de la "trouvaille" de Charleville-Mézières. Un trésor littéraire aux accents, paraît-t-il, faussement
rimbaldiens selon ceux qui vous suivent, des non-spécialistes admettez-le. Mais pas tous il est vrai (de vrais amoureux de Rimbaud par ailleurs fins lettrés ont émis des critiques décisives
sur la valeur littéraire du document), d’où le malaise que vous répandez depuis l’origine des événements.


En mars 2008 vos assertions pour le moins troublantes ont fait trembler la rédaction du Figaro qui a dû consacrer un second numéro quelques jours après la révélation de la
découverte pour faire taire les rumeurs de falsification.


Hors des sphères officielles, mais également chez quelques courageux exégètes, on a beaucoup glosé sur le sujet. Plus d’un remet en cause son caractère prétendument
littéraire... Nous en direz-vous plus que ces spécialistes, vous qui prétendez être l’auteur de cette complexe entourloupe ?


 


RZDI - Il faudrait savoir ! Ce texte est-il littéraire oui ou non ? Tel érudit enivré par le supposé parfum du grand poète se dégageant du "Rêve de Bismarck" se pâme, intarissable
d’éloges quant aux hauteurs de ce texte, tel autre professeur de lettres juge sans intérêt ce "songe prussien" digne d’une rédaction de collégien.... Face à mes divulgations, Le Figaro a
publié un démenti : réaction suspecte susceptible de fonder des opinions contraires, non ? C’est plutôt maladroit de la part d’un quotidien dit sérieux.


- On est en droit de penser qu’effectivement il y a là matière à polémiquer.


RZDI - J’ai monté ce vaste canular pour plusieurs raisons. Toutes ne sont pas avouables, je ne dévoilerai que l’essentiel. D’abord pour me moquer des snobs admirateurs du fameux Arthur. Mais
surtout, et là mon dessein est très louable, pédagogique, afin de dénoncer la vraie imposture littéraire consistant non dans la fabrication de faux documents mais dans la sotte et béate
admiration de certains textes indigents avalisés par leurs illustres signatures.


J’avais expliqué dans un article de justification à l’adresse de mes détracteurs -article d’une grande sincérité- comment je m’y étais pris pour mener à bien cette entreprise de falsification,
prouvant que le temps avait été mon allié de choix, moi qui ne travaille pas.


Inutile de vous rappeler les maintes étrangetés et douteux hasards entourant les circonstances de la découverte du "Rêve de Bismarck"... Cela devrait suffire pour ébranler tout esprit critique.
Or je constate, non sans amusement, que la crédulité est la chose la mieux partagée parmi ceux qui justement sont censés être dotés d’une solide carapace intellectuelle... Ce qui en dit long sur
les errances de la psychologie humaine. Ne serait-ce que pour cette seule raison, l’imposture n’est pas vaine, bien au contraire. En tous points, je la qualifie d’édifiante.


- Pourtant les "preuves" que vous apportez sont minces. Rien de palpable jusqu’à maintenant.


RZDI - Précisément, entretenir le doute me permet de consolider les bases de l’imposture. Je cultive avec patience et sagesse mon triomphe futur. Lorsque les pro-Rimbaud seront bien enracinés
dans leurs certitudes et que j’estimerai la poire mûre, bonne à être sacrifiée sur l’autel de la vérité, je déclencherai un grand tremblement de terre sur la planète littérature. J’ai le temps
avec moi, je le répète. Le temps et la détermination. Le rire, c’est mon arme redoutable dans cette bataille. Le rire salvateur, celui qui accouche des cinglantes et nécessaires petites vérités
intellectuelles et non le rire stérile qui humilie l’adversaire.


Je ne souhaite nullement léser mes ennemis lettrés dans leur amour-propre mais les élever à hauteur de la justesse de vue izarrienne.


- On pourrait appeler cela de la prétention, n’est-ce pas ?


RZDI - En effet. Mais il s’agit là de prétention izarrienne, précisons-le. La prétention chez moi n’est pas une mauvaise chose vous savez. Elle permet de remettre certaines pendules à l’heure. Si
la prétention est le moteur de la vérité, je ne vois pas où est le problème.


- Quelle sera votre prochaine imposture littéraire, monsieur IZARRA ?


RZDI - Ecoutez, la plus belle imposture à vocation pédagogique consiste encore à laisser croire à ceux qui se pensent très malins le contraire de la vérité, à laisser tourner leur imagination
quant à la réalité de mes desseins, par conséquent je vous laisse imaginer ce que vous voudrez bien imaginer selon votre capacité à concevoir des chimères ou des murs de granit, votre habileté à
discerner le vrai de l’artifice.


Et ça aussi voyez-vous, c’est finalement très pédagogique.


- Une réponse en forme de non-réponse en somme. Du grand IZARRA ! Merci en tout cas d’avoir bien voulu répondre à mes questions. Après cette interview
mémorable comment résister au plaisir -ou délicieux déplaisir- de lire vos prochaines "tartes et matraques" http://izarralune.blogspot.com sur votre blog ?


Complément d’information sur l’auteur


Rimbaud-Izarra, le scandale du vrai-faux texte ou l’histoire de fou d’un faussaire sarthois : http://fauxrimbaud.blogspot.com/



bubune 03/01/2010 09:25


Hubet Félix Thiéfaine en débutant son concert lors de l'édition 2007 du Cabaret Vert, je crois.... a raconté être arrivé en pleine nuit à Charleville, et nous a conté être allé se recueillir sur la
tombe d'Arthur dès qu'il eut posé le pied dans la ville rimbaldienne. Bravo pour ton blog


Julien au pays des livres 05/01/2010 14:17


 Merci pour ce commentaire et c'est compliments qui me font plaisir, rimbaud est pour moi un frère j'y vais souvent
sur sa tombe et voir les lieux rimbaldiens vu que j'habite sa ville natale et d'exhumation, merci vraiment ça me touche, quand je vais sur sa tombe je ressens un truc bizzare en moi, vous devriez
éssayer, c'est génial, d'autant que vais écrire d'autres articles sur Lui. Merci


Quichottine 29/12/2009 01:15


Je ne sais où déposer ces voeux, alors, ce sera près de Rimbaud, que j'aime beaucoup.

Malgré le copié/collé de cette image, ils sont sincères...




julien au pays des livres 29/12/2009 15:45


 merci beaucoup !!!!